MONTMORT 1903

Conférence de mois de Juin 1903 

Histoire religieuse de la paroisse de MONTMORT, depuis le concordat, 

Par un Archiprêtre d’ISSY l’Evêques     J.N.M. LEMPEREUR 

 La paroisse notions générales. 

En 1781 Jacob fut nommé desservant de la paroisse de MONTMORT, il y était encore en 1793, il eut le malheur d’apostasier au moment de la révolution.  Ne faisant plus fonction de curé, il remplissait la fonction d’officier de l’état civil. Il habitait la maison au-dessous de l’ancienne cure, ou est actuellement l’école des filles. Cette maison est occupée actuellement par monsieur Bresquelot qui en est propriétaire. Depuis la révolution, il n’y a pas eu de curé jusqu’en 1836. La paroisse qui n’avait pas manqué de curé depuis 1669 fut administrée depuis la révolution jusqu’en 1836 de misère par les curés voisins déjà surchargés.  Beaucoup  d’enfants allaient au catéchisme de Corcelles jusqu’à Toulon, ou du bourg jusqu’à Cusy, suivant le curé qui desservait. Nous lisons dans une note laissée par un de nos prédécesseurs au sujet de monsieur Lothaliéré premier curé de Montmort après la révolution « Cet excellent prêtre a fait refleurir la religion catholique presqu’éteinte dans le cœur de ses paroissiens. Cette paroisse ayant été mal desservie  pendant environ quarante ans, ou par des prêtres voisins qui n’avaient pas le temps et la facilité de lui donner leurs soins, c’était devenu un malheureux repaire de voleurs, de brigands et d’assassins. 

La paroisse de Montmort de l’archiprêtre d’Yssy l’Evêque a une superficie de 3171 hectares, elle est bornée au nord par Charbonnât et Cuzy, au nord ouest par Issy l’Evêques et une partie de Sainte Radegonde, au midi par Toulon, à l’est par la Boulaye dont elle est séparé par l’Arroux

Sol granitique, très accidenté, la plus haute colline, celle du Mont a 572 (480) mètres d’altitude. Les rives de l’Arroux très pittoresques  par les rochers granitiques taillés à pic, tantôt  couronnés de verdures. 

L’Arroux qui limite la paroisse a l’est y reçoit les ruisseaux l’Ozon (Auzon), de l’Auxy, de la Baisolle (Besole), du Mout, de la Guette (des prés Chassots), de l’Augenot.   On y trouve les ruines du Château de Montmort et d’une villa romaine importante au hameau d’Armecy, au lieu dit « l’ouche des buis ». 

Les principaux groupes de population sont les villages d’Armecy 47 habitants 3 Km de l’église,  Ozon (Auzon)  38 habitants (3 kilomètres ½  de l’église), Bois de la plaie 57 habitants (4kimomètres de l’église) , Celzy  37 habitants (à 4 kilomètres) , Chevannes 43 habitants (4 kilomètres) , Combes à l’Ossaie (La Lossey) 9 habitants (4 kilomètres), Corcelles 38 habitants (4 kilomètres et ½),  l’Etang 20 habitants (2 kilomètres ¼), Etiveau 41 habitants ((5 kilomètres), la Franche 35 habitants (1km), Grandveaux 11 habitants ( 3 km ¼),  la Guète 37 habitants (6 km), lavault (Alevaux) 12 habitants (2 km), Mauvernay 13 habitants (3 km),  Buisson-Borget  15 habitants (3 km), Mesny  47 habitants (1 km), Pont du Chêne 6 habitants (3 km), les Angles 10 habitants (2 km),  l’Aigre 7 habitants (4km), la Combes au Gros 15 habitants  (3km), la Bretache 11 habitants (1/2 km), le Mont 42 habitants (3km), la Merrette  8 habitants (500 mètres), La Lie 9 habitants.   

Le saint patron est Saint Bonnet évêque de Clermont dont la fête se célèbre le 15 janvier. 

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L’église et les lieux consacrés au culte  -   le château 

L’église était avant la révolution la chapelle du château de Montmort, laquelle chapelle servait d’église paroissiale. La famille ancienne habitait le château ou est l’église de  Montmort était en 1700 et longtemps avant, la famille de Dys, contes de Montmort, ils ont pris le titre de marquis après avoir acquis le marquisat de la Boulaye, vers 1712.  En 1794 apparait la nouvelle famille des Loppin, marquis de Montmort qui leur  a succédé par acquisition, c’est la famille des Loppin marquis de Montmort qui elle-même a vendu ses propriétés de Montmort et de la Boulaye à Monsieur Schneider. Cette famille ne s’est pas fixée au château de  Montmort, mais à celui de la Boulaye. D’un autre côté, il n’y eut pas de curé depuis la révolution jusqu’en 1856. Ceci explique l’état de délabrement dans lequel le premier curé de Montmort après la révolution trouva l’église à son arrivée   dans la paroisse. Nous lisons en effet dans le procès verbal de l’installation de monsieur Lathulière les paroles suivantes : « Ce prêtre zélé et pieux, a son arrivée à Montmort, a trouvé l’église dans un état affreux de nudité, les autels renversés, la sacristie dépouillée, les ornements sacrés et la paroisse sans presbytère, avec de faibles ressources il a fait faire le grand autel comme le prouve l’acte suivant : « Ce jourd’hui 22 novembre 1837, ont été bénits le grand autel et le tabernacle de l’église de Montmort par nous Antoine Lathuilière desservant de la dite succursale, qui avons été autorisé par Monseigneur Bénigne Urbain Morel du Trousset d’Hericourt  évêque d’Autun par une lettre daté du 11 octobre 1837. Ce jourd’hui premier novembre 1838 la lampe a été placée dans l’église par monsieur Antoine Lathuilière desservant de la succursale de Montmort. Cette lampe n’avait point brulé devant l’autel depuis la révolution. Nous lisons dans une note laissée par monsieur Renardet curé de Montmort en 1794, mort curé de Geugnon « J’ai commencé à Pâques de l’année 1794 à faire éclairer la lampe du saint sacrement pour exécuter la fondation faite par Claude Thevenot père dont il y a un acte de fondation fait le 6 juin 1737  chez maitre Couchot notaire à Toulon sur Arroux. 

E 1863 monsieur Barnoud alors curé de Montmort fit faire d’importantes réparations dans l’église, nous lui laissons la paroles : « Conformément aux veux et désirs du conseil de fabrique, ma conscription a été ouverte auprès des principaux forains et des propriétaires résidants de la paroisse pour la reconstruction de la voute de l’église qui se trouvait dans le plus grand état de délabrement possible. La voûte qui subsistait antérieurement a la voûte actuelle, était en planches et formait une anse de panier qui interceptait les six fenêtres que l’on remarque dans la voûte à arrêtes. Cette ancienne voûte avait remplacé un plancher plat et carré, comme on le remarque dans toutes les églises du voisinage. Les souscriptions et les quêtes diverses faites en faveur de cette reconstruction se  montent a la somme de 1519 francs. Parmi les donateurs nous relevons les noms suivants : Madame Saclier d’Autun 600 frs, madame Dulong d’Autun 100 frs, monsieur le préfet de Saône et Loire 200 frs. Les culs de lampes ont été sculptés aux frais de ceux dont ils portent les noms, cette dépense s’est montée à la somme de 135 frs. 

L’année suivante, des réparations furent faites de nouveau dans l’église, on fit les enduits des murs, pour cette réparation, le Préfet donna la somme de 200 frs. 

Enfin en 1867 nouvelles réparations à la sacristie, pour lesquelles le préfet donna encore 200 frs. Une somme de 4000 frs fut dépensée pour la réparation de l’église : « Bénie soit la divine providence, dit  Mr Barnaud, qui a bien voulu nous choisir pour être l’instrument de tant de restaurations utiles. Maintenant qu’il nous est donné de  cette église si propre, notre pensée se reporte aux jours de notre arrivée, où a la vue de la pauvreté et de la nudité nous n’avons pu retenir nos larmes. Dieu est admirable dans toutes ses œuvres. Il l’a prouvé ma fois de plus a la grande consolation du pasteur ». 

L’humidité s’empare des murs de l’église et avait fait de nouveau tomber les enduits des murs, d’importantes réparations furent entreprises en 1903 pour dégager l’église extérieurement du terrain qui l’entourait et qui la rendait humide, des enduits au ciment furent pratiqués à l’intérieur  et un enduit en chaux lourde fut fait à l’extérieure. Des réparations furent faites à la sacristie dont le parquet était entièrement vermoulu, les murs furent enduits de chaux lourde. Les enduits terminés toute l’église a reçu un badigeon uniforme. 

Ces réparation ont couté 2150 frs, dont 1800 frs donnés par madame Henry Schneider et 350 frs donnés par les propriétaires forains. 

L’église est placée sous le vocable de Saint Bonnet évêque de Clermont. 

…. D’une grande nef de six sept mètres de long et de six mètres cinquante de large. Cette partie de l’église a pu être refaite bien souvent  et n’avoir d’intéressant au point de vue du style a la porte d’entée deux piliers sont peut être de l’époque du chœur et du clocher. 

Le clocher et le chœur remontent au onzième siècle et sont du roman primitif. La sacristie est tout à coté du chœur avec  lequel elle communique, elle a subit d’importantes réparations ces années passées. 

Il y a dans l’église vingt trois bancs, une cinquantaine de chaises, deux lustres devant la sainte Vierge et le sacré cœur, un troisième lustre supporte la lampe du sanctuaire. Trois autels : le grand autel en terre cuite don de la famille Claire (de Montmort)  en 1898, autel qui a couté 600 frs. – autel de la Sainte Vierge élevé par souscription paroissiale et bénit par  monsieur l’archiprêtre d’Yssy l’évêque le 20 novembre 1902, cet autel a été fait au Creusot et a couté 590 frs. L’autel du sacré chœur, en 1902 madame Schneider a fait faire les boiseries du chœur, en chêne, plus un banc pour les chantres et un pour les fabriciens. Les boiseries ont couté 870 frs, la table de communion en fer forgé a été placée par Mr Barnoud en même temps que la chaire et les fonds baptismaux. En face de la chaire un grand Christ. Il y a dans l’église sept statues : Celle de la Sainte Vierge, du sacré chœur don d’une personne d’Autun, elle a couté 300 frs et a été faite par la maison PEAUCELLE Cranet de Paris, elle a été bénie en 1902 le 20 novembre et son éminence le cardinal  Perraut à accordé 200 jours d’indulgence, a la récitation d’un Pater  et d’un Avé devant cette statue. La statue de Saint Joseph bénite le 19 mars 1896, don de madame Bouillet, la statue de Saint Bonnet patron de la paroisse donnée par madame Claire cette statue en plâtre à remplacer une vielle statue en bois de Saint Bonnet qui a été placée sur la façade du presbytère (depuis remise en place en 2005). La statue de Saint Antoine de Padoue, don de la famille Claire bénite le 5 mars 1898. La statue de Saint Roch bénite en 1903. La statue de l’Immaculée Conception, don de madame Dulong d’Autun, bénite en 1903, son Eminence le cardinal Perraut a accordé une indulgence de 200 jrs à la récitation d’un Pater et d’un Avé devant cette statue. Le chemin de croix peint sut tôle a été bénit le 2 mars 1822 : ce chemin de croix a été acheté par souscription paroissiale et a couté 500 frs ; il a remplacé celui peint sur tôle mais bien détérioré par l’humidité, don de sa majesté l’empereur Napoléon III  .. 

Il y a  à l’entrée latérale de l’église, la tombe du curé DOUARET mort en 1781 desservant de Montmort et archiprêtre de PERRECY. La cloche a été bénite en 1786 par Jean-Alexandre JACOB curé desservant de Montmort. 

Comme vases sacrés, il y a un ciboire, dont le pied est en cuivre argenté et la coupe en argent doré, un autre ciboire de vermeil don de madame Schneider en 1902, une custode  et des vases pour les saintes huiles en argent, une boite en argent pour la custode, un ostensoir en cuivre doré, un calice dont la coupe est en argent ainsi que la patène. Comme linges sacrés, la fabrique possède une douzaine d’étoles, d’une douzaine de corporaux, deux douzaines de manuterges, deux douzaines de purificatoires, rien d’extraordinaire tous ou presque ont été donnés par l’œuvre des tabernacles. 

Il y a, dans le jardin du presbytère, comme souvenir de la mission qui a été donnée à Montmort en 1898 une statue de la Vierge en fonte d’un poids de 200 Kg, haute d’un mètre soixante deux, placée sur un piédestal de 2 mètres, une inscription porte ces mots « MISSION 1898 A LA VIERGE IMMACULEE » La paroisse de MONTMORT. Il y a, également, sur le territoire de la paroisse Cinq Croix : une érigée en 1877 sur la pace de l’église, une  au Bourg, une au village de la Tronche distante de l’église de 1 Km ½, cette croix sert de station aux processions des rogatoires, une sur la route de Montmort à Charbonnât  à 1Km et ½ appelée croix de la chevrette, également station aux rogatoires, enfin la croix du Mont érigée par la famille Grezord à 512 (480) mètres d’altitude (de celle-ci on jouit d’un très beau point de vue). 

Le cimetière a été bénit en 1896, le terrain a été donné par monsieur Schneider au milieu il y a une croix de fer. Ce cimetière a remplacé le vieux qui était autour de l’église et qui avait été béni  en 1639 par Monsieur Berthelot curé de Montmort, il y a un carré destiné à la sépulture des petits enfants, mais il n’y a pas de terrain réservé pour ceux auxquels l’église refuse la sépulture chrétienne, par conséquent, les fosses sont bénites toutes en particulier. 

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LE CLERGE et  L’ADMINISTRATION de la PAROISSE

(- Gérard Laison, curé de Montsauche fut nommé desservant de Montmort par concordat le 11 décembre 1802, Claude Guillemin, 70 ans, grand père, nommé par concordat en 1806, s’en suivit une longue vacance.) 

Monsieur Antoine Lathullière natif de Saint Rachs a été installé curé le 3 avril 1836, par monsieur Dulmiau curé d’Issy l’Evêque, est resté une douzaine d’années à Montmort et a été nommé ensuite curé de Dys

L’an mil huit cent trente six, le 3 du mois de juillet, se sont réunit au presbytère Mrs  Etienne Duverne, Louis Rougemont, Philibert Pornin tous cultivateur et domiciliés dans la dite succursale, nommés conseillers de fabrique de l’église de Montmort par monseigneur l’évêque d’Autun , le huit juin 1836, et Mrs Antoine Langillier et Claude Gueugneau, tous deux cultivateurs et domiciliés à Montmort, nommés conseillers de la dite fabrique par Mr le préfet de Saône et Loire le 28 mai 1836 pour former conjointement avec Mr Lathuillière et Mr Guillemin maire et membres de droit, le conseil de la fabrique ordonné par le décret du 30 ventôse 1809. Les conseillers ayant pris connaissance de l’acte de leurs nomination, et voulant répondre aux vœux de monseigneur l’évêque et de monsieur le préfet, ont accepté la charge de fabrication de l’église de Montmort à laquelle ils sont nommés et ont promis d’en remplir fidèlement les fonctions. 

Telle est la première réunion du conseil de fabrique de l’église de Montmort. Depuis son installation, le dit conseil  a fonctionné toujours régulièrement, réuni en cession conformément aux prescriptions et règlements comme le prouve le livre des délibérations du conseil de fabrique de l’église de Montmort. 

En 1836, les ressources de la fabrique étaient de soixante et un francs vingt centimes, dix ans plus tard, elles étaient de 291 francs. En 1871 les recettes étaient de 440 Frs et depuis cette époque elles n’ont pas varié beaucoup. En 1904, les recettes s’élevaient à 432 Frs 75 centimes et les dépenses à 417 Frs. 

Les ressources de la fabrique proviennent de la location des bancs et chaises, des quêtes faites tous les dimanches et de la part revenant a la fabrique dans les droits perçus sur les services religieux suivant tarif approuvé par décret. Les ressources sont employées aux objets de consommation pour les frais du culte, aux frais d’entretien du mobilier, aux gages des officiers et serviteurs de l’église, aux assurances, au onzième produit de la location des bancs et chaises pour la caisse de secours etc… 

Les fabriciens sont Mrs Jean-Marie Lempereur curé et secrétaire, Claude Deschamps maire, Joseph Boubreau trésorier, Antoine Saunier, Philibert Ruchot, Jacques Ponin, Pierre Bourdiau. Les registres sont conservés à la mairie depuis 1669 jusqu’à l’année 1804, depuis 1804 jusqu’à nos jours, ils sont conservés au presbytère dans un placard spécialement destiné à cet usage. 

Les employés de l’église sont le sacristain, les enfants de chœur au nombre  de cinq et quelques personnes de bonne volonté qui s’occupent chaque semaine de l’ornementation des autels. 

 

Monsieur Benoit-Joseph  Jolivet, ancien vicaire d’Anost a été installé curé le 6 du mois d’aout  1848 par monsieur Dulmiau curé d’Issy l’Evêque, il est resté à Monmort  jusqu’en 1863 et a été nommé curé de Marizy. Monsieur Louis Barnaud a été installé curé le 2 avril 1863 par Mr Rochet curé d’Issy l’Evêque, il est resté jusqu’en 1867 puis nommé curé de Palinges. Mr Joseph-Denis Variot a été installé curé le 20 octobre 1867 par Mr Meréac d’Issy l’Evêque, il n’est resté que quelque mois et nommé professeur à Notre-Dame d’Auteuil à Paris. Mr Antoine Lagoutte a été installé curé le 22 novembre 1868, par Mr Méreau. Puis Mr Benoit Cholon, installé le 17 octobre 1878 il est resté jusqu’en 1881.  Il y a eu un intérim de quelques mois pendant lesquels Montmort fut desservi par Toulon. Mr Gilbert Passot fut curé nommé le 19 octobre 1882 par Mr Méreau. Mr Bénigne-Auguste-Hildebert Chaudraz nommé le 19 juillet 1884, par Mr Tavernier dont il avait été le vicaire a Toulon sur Arroux. Mr Philippe Chantreuil nommé le 14 juin 1891 par Mr Méréau. En 1899 Mr Chaintreuil est nommé curé de Martigny-le-Comte et remplacé  par Mr Jean-Marie Lempereur ancien vicaire de Geugnon

Le 27 septembre 1843, la commune a acquis la maison d’école de filles actuelle de la famille Guillemin d’Armecy pour y établir un presbytère, cette maison était déjà louée par la commune avant son acquisition pour usage de presbytère. Elle a servi à cette usage jusqu’en 1872, elle sert d’école des filles depuis 1874. 

Cet ancien presbytère était éloigné de l’église de huit-cent mètres et était par conséquent bien incommode, aussi en 1872 Mr Lagoutte construisit a ses frais un presbytère composé de trois pièces au rez de chaussée et trois au premier étage, sur un terrain situé a proximité de l’église et appartenant à Mr le marquis de Montmort qui en fit gracieusement la donation pour y construire un presbytère.  L’architecte fut monsieur Lagoutte d’Autun frère du curé. L’année suivante Mr Lagoutte donna le presbytère et s’y installa. Le presbytère est entouré d’une terre d’une contenance de vingt 

 

LES FIDELES  

D’après, le dernier recensement, la population de la paroisse de Montmort est de 699 habitants, ce chiffre n’a pas varié beaucoup depuis de longue années. Vers 1890 la population était de 750 habitants. On peut dire en général que la paroisse est pratiquante, on ne compte que cinq ou six hommes ne mettant jamais les pieds à l’église, tous les enfants font leur première communion. Le village de la Guete distant de 6 kilomètres assiste aux offices à Charbonnât qui n’est éloigné que de deux kilomètres, de même pour Corcelles. Le village de Grandveau éloigné de 5 Km n’est qu’a deux kilomètres de Toulon sur Arroux, Armecy un peu plus près de Toulon. Armecy serait la partie de la paroisse la moins pratiquante, ce village est peuplé de métayers qui changent souvent, ils sont généralement peu aisés. 

L’ont peu dire en règle général sans juger par les apparences qu’il n’y a pas de mauvais esprits dans la paroisse à part trois ou quatre familles bien connues et l’on peut dire que l’esprit religieux est la note dormante de ces familles. En règle générale on ne travaille pas le dimanche excepté au moment des moissons si le temps menace. Grace a l’influence de l’ancien maire monsieur Carois, homme droit et juste, grâce a l’influence de certaines vielles familles, grâce aussi a l’instituteur et de l’institutrice, la paix et la concorde au point de vue politique ont régné a Montmort depuis de longue années, cette influence s’est fait sentir au point de vue religieux. Je ne parle pas de la bonne influence de nos prédécesseurs qui seront passés en faisant le bien. Deux cents hommes ou femmes assistent à la messe le dimanche, les enfants qui fréquentent les catéchismes assistent également aux offices, les sacrements sont fréquents aux grandes fêtes : Noël 80 communions, l’assomption 130 communions, la Toussaint  137. Pour la communion du mois 27 à 30 communions, quelque fois plus suivant la fête, le premier vendredi du mois, les fêtes de la Sainte-Vierge  …. 

Monsieur l’abbé Mommassin, curé de Marmagne est le seul prêtre originaire de Montmort. 

Les paroissiens sont en général très superstitieux, aux moindres accidents, ils croient qu’on leur a donné un sort et très souvent ils ont recours, aussi bien pour les maladies du corps que pour les accidents aux sorciers ou rebouteux, ils font appeler ces individus généralement considérer comme très adroit pour enlever les sorts, ils ont une grande confiance en la corde du corbillard ou au cierge pascale dont ils s’efforcent d’obtenir quelques morceaux. Je dois dire que bien souvent également ils ont recours aux prières de l’église ou font appeler le prêtre.  Un autre abus contre lequel tous les curés de Montmort ont tonné consiste à ondoyer les petits enfants immédiatement après leur naissance. 

 

LE CULTE ET LES ŒUVRES PAROISSIALES.   

On peut dire d’une façon générale que les gens se préparent d’une façon sérieuse à la réception des sacrements, le baptême doit être fait avant le huitième jour qui suit la naissance de l’enfant sous peine de n’être ni sonné, ni carillonné, on se conforme assez bien a cette loi, sauf de très rares exceptions , le mariage est précédé la veille de réceptions des sacrements de pénitence et d’eucharistie : tous se confessent et le plus grand nombre communient. Depuis longtemps, les mariages n’ont pas lieu le samedi a cause du dimanche qui serait très mal sanctifié par les gens de la noce. On compte environs 399 pâques : 80 hommes mariés, 70 jeunes gens, 140 femmes, 70 jeune personnes (la jeune fille font leurs pâques le dimanche de la passion ; les femmes le jour de la compassion, les hommes : le jeudi saint et surtout le jour de pâques) 

On fait toujours appeler le prêtre pour des personnes dangereusement malade, et personne ne meurt sans sacrement. Le vingt cinq mars jour de la fête de l’annonciation de la Sainte Vierge ou le jour de la fête Dieu sont deux jours fériés pendant lesquels on ne travaille pas, le jour de l’annonciation il y a office comme le dimanche. 

La bénédiction des croix que l’on place dans les champs a lieu le jour de l’invention de la sainte croix le 3 mai, ce jour là une cinquantaine d’hommes assistent à la messe. 

La bénédiction des grains a lieu le jour de la Saint Roch en qui les cultivateurs ont grande confiance, après la messe pour les cultivateurs, le prêtre récite l’évangile de Saint Jean, devant chacun des hommes agenouillés à la table de communion et chacun alors dépose son obole ou offrande qui sert à payer l’honoraire de la messe. 

L’office du dimanche se compose de la grand-messe et des vêpres. Les chants sont exécutés  attentivement par un chœur de chantres et un chœur de chanteuses. Après l’évangile, chants à « l’esprit saint exécuté par les chanteuses », prône du dimanche sous la forme catéchistique. 

Les catéchismes durent trois ans et tous les jours jusqu’à présents. Les messes pour les défunts n’ont pas manqué, ce qui prouve, que le culte des morts est encore en honneur. Les processions ont lieu les trois jours des Rogations, pour la fête Dieu, la fête du Sacré Cœur et à l’assomption. Le dimanche de la fête Dieu, la procession se rend au bourg (distant de l’église de 800 mètres) ou un reposoir est ériger par les gens du bourg. 

Les exercices du carême comprennent le chemin de la croix tous les vendredis avec prières et prédications tous les mercredis. Pendant la semaine sainte, le jeudi, il ya prières le soir (ces exercices pourraient être un peu mieux suivis, pendant cette semaine), il y a plus de monde le Mois de Marie. Trois jours de retraite préparent les enfants à la première communion, les premiers communiants et les renouvelants sont tenus d’y assister.  La première communion e »st toujours un jour de fête pour la paroisse, il y a ordinairement beaucoup de monde aux offices. Les enfants de la première communion, depuis Mr Lathuillière ont toujours déjeunés à la cure ce jour. 

La fête de l’adoration perpétuelle a lieu seulement tous les deux ans, le jour de la Saint Bonnet, les offices sont très fréquentés ce jour là, il ya également des communions. 

La fête patronale se célèbre le 15 janvier fête de Saint Bonnet  patron de la paroisse, autrefois la fête « bolladoire » (baladaire)  tombait ce jour là, il faut croire que les gosiers ont du sécher depuis et comme il ne fait pas trop bon boire en hiver, on a renvoyé la fête « bolladoire » au premier dimanche de juin. 

La première visite pastorale à Montmort est celle faite le 22 avril 1836 par monseigneur d’Héricourt, renouvelée le 29 avril 1846. 

En 1867 monseigneur  de Marguerge évêque d’Autun donne le sacrement de confirmation dans l’église de Montmort aux paroissiens de Montmort, Sainte Radegonde et Thill sur Arroux. Ce fait d’après rapport qu’a laissé Barnaud ancien curé, une belle journée, les gens étaient venus nombreux et la foule  au dire de monsieur Barnaud après avoir accompagné sa grandeur, après la cérémonie, visiblement émue, s’est retiré emportant le meilleur souvenir de cette belle journée. 

En 1872, monseigneur  de Marguerge encore le sacrement de confirmation, dans l’église aux paroisses de Montmort, Sainte Radegonde et de Charbonnât. 

Son éminence le cardinal Perraut a donné le sacrement de confirmation dans l’église deux fois, une première fois il ya une vingtaine d’année et une deuxième l’année dernière au 14 juin. Comme Mr Barnoud nous pensons lui dire que ce jour là fut un jour de fête pour Montmort, les paroissiens l’ont bien pensé en venant nombreux assisté  à la cérémonie et les mamans, heureuses d’apporter leurs petits enfants à son éminence pour qu’elle les bénisse. 

L’œuvre de Saint François de Sales est  représentée dans la paroisse par deux douzaines de membres qui versent  tous les ans leurs cotisations. 

Il ya également l’apostolat de la prière dont font partie une quarantaine de personnes.  La quête du Rosaire rapporte au diocèse une vingtaine de francs. 

Il n’y a pas d’écoles libres dans la paroisse, il y a une école communale de garçons dirigée par Mr Barbier instituteur à Montmort, depuis 1878, et une école de filles dirigée par Mme Barbier institutrice 1878. L’esprit de ces deux écoles est bon. 

Comme œuvre d’assistance nous n’avons que le tronc de Saint Antoine de Padoue, qui peut rapporter une somme d’environ cinquante francs tous les ans. 

J.N.M Lempereur curé de Montmort archiprêtre d’Issy l’Evêque Le 3 juin 1902 

 

3 Réponses à “MONTMORT 1903”

  1. Prost Alain dit :

    Bonjour,
    nous avons découvert la semaine passée la vierge d’Armecy. J’aimerai connaître son histoire.
    Merci
    Première réponse du Webmaster 17/02/2011
    Une recherche est en cours pour découvrir l’histoire et le date de cette statue de la Ste Vierge située dans les environs proches d’ARMECY.
    A suivre

  2. DEGRANGE dit :

    Bonjour,

    J’aimerai savoir quelle est la date de construction de l’école. Je crois me souvenir qu’elle figure sur le pignon central.
    Le curé Henri Blondeau a exercé à Montmort pendant des années. Quelqu’un se souviendrait-il des dates?

    Merci

    Première Réponse: l’école aurait étée construite en 1907 et la dernière classe se serait déroulée en 1972.

    Pour la période du service à l’église du curée BLONDEAU une recherche est en cours, réponse dans les prochains jours.

    Merci pour ce message, il permet avec les solutions d’enrichire le site. n’hesitez donc pas a user et abuser !

  3. ELISABETH LEDUGNE dit :

    je suis en train décrire un livre sur l’histoire de mes aïeux à Montmort
    Les époux Barbier instituteurs étaient mes arrière arrières grand parents ils étaient très liés au curé Lempereur qui a marqué très fortement ma famille
    et j’ai besoin de trouver des infos sur comment était administrée la paroisse , jusqu’à quand les Barbier à Montmort et jusqu’à quand ce prêtre LEMpereur, l’évêché ne peut me répondre…comment puis je faire, je suis prête à me déplacer
    merci !

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